Programmer en ladder
Chargement page et sommaire en cours...
Programmer un automate : ladder, SET RESET, tempos, GRAFCET
Les langages normalisés :
La norme IEC 61131-3 définit les langages des automates :- LD, le ladder« Échelle » : deux montants verticaux, des barreaux horizontaux ou schéma à contacts : le plus proche du schéma électrique
- FBD, les blocs fonctions : les logigrammes ET, OU du cours de logique combinatoire
- ST, le texte structuré : proche d'un langage informatique
- SFC, les diagrammes de séquence : la traduction du GRAFCET
Pour un électricien, le ladder se lit comme un schéma de commande tourné d'un quart de tour : la phase à gauche, le neutre à droite.
Du schéma au ladder : l'auto-maintien :
C'est le montage d'auto-maintien à arrêt prioritaire du cours précédent :
- I : les entrées (I0.0 Marche, I0.1 Arrêt)
- Q : les sorties (Q0.0 le contacteur de la pompe)
- M : les mémoires internes, des « relais virtuels »
Le contact de maintien Q0.0 ne coûte rien : dans l'automate, on peut utiliser l'état d'une sortie autant de fois qu'on le souhaite.
Le piège du bouton arrêt NF :
Le bouton arrêt est câblé en NF (sécurité positive). Au repos, il laisse passer le 24 V : l'entrée I0.1 est donc à 1.Dans le ladder, un contact | | signifie « la variable est à 1 », quel que soit le contact câblé sur le terrain. On utilise donc un contact | | pour l'arrêt, comme sur l'illustration précédente.
Recopier un contact |/| comme sur le schéma électrique : la machine refuse de démarrer… et démarre quand on maintient Arrêt enfoncé !
Retenez : le programme teste l'état de l'entrée, pas la nature du contact câblé.Mémoires SET et RESET :
Plutôt qu'un auto-maintien, on peut utiliser deux bobines spéciales :- (S) SET : met la variable à 1, elle y reste
- (R) RESET : la remet à 0
Qui est prioritaire ? :
Rappelez-vous le cycle : la dernière ligne écrite l'emporte. Placez le RESET après le SET et l'arrêt devient prioritaire ; inversez-les et c'est la marche qui gagne.
Attention : une mémoire SET conserve son état jusqu'au RESET. Selon le réglage, elle peut même survivre à une coupure de courant : vérifiez qu'une remise sous tension ne relance pas la machine toute seule.
Temporisations et compteurs :
- TON : temporisation travail (retard à l'enclenchement)
- TOF : temporisation repos (retard au déclenchement)
- TP : impulsion de durée fixe
- CTU / CTD : compteur et décompteur
Exemple sur le château d'eau :
Une TON de 2 minutes empêche la pompe de redémarrer trop vite après un arrêt : on protège le moteur des démarrages à répétition. Un compteur totalise les démarrages pour planifier la maintenance.
Le GRAFCET pour les séquences :
Dès qu'une machine enchaîne des étapes (descendre, presser, remonter…), le ladder seul devient illisible. Le GRAFCET (norme NF EN 60848) décrit la séquence :- Étapes : des carrés numérotés, chacune porte des actions
- Transitions : des traits entre étapes, avec une condition à remplir (réceptivité)
Étape 0 : attente → condition : bi-commande appuyée et pièce présente.
Étape 1 : descente → condition : fin de course bas.
Étape 2 : remontée → condition : fin de course haut → retour à l'étape 0.
Il se programme directement en SFC, ou en ladder avec une mémoire par étape.
Invité, affichez le quiz :

Cours extrait du parcours : INDUSTRONIC






